Bonnes résolutions : pourquoi on les prend… et pourquoi (assez souvent) onne s'y tient pas
- Mélanie Canton Chant et Sophro

- 30 déc. 2025
- 4 min de lecture
Chaque début d’année, le même rituel se rejoue.
Un agenda tout neuf, une motivation gonflée à bloc, et cette phrase silencieuse mais tenace : « Cette année, je m’y tiens. »
Arrêter de fumer. Perdre du poids. Faire du sport. Boire moins d’alcool (bonjour le Dry January). Mieux dormir. Prendre du temps pour soi.
Et pourtant, selon plusieurs études en psychologie du comportement, près de 80 % des bonnes résolutions sont abandonnées avant la fin du mois de février.
Non pas par manque de volonté, mais par mauvaise compréhension de notre fonctionnement humain.
La bonne nouvelle ? Ce n’est pas un défaut personnel. C’est un mécanisme parfaitement normal.
Une bonne résolution, ce n’est pas une punition
Beaucoup de résolutions reposent sur une logique implicite de contrôle :
👉 « Il faut que j’arrête de»
👉 « Il faut que je me force à»
👉 « Je dois être plus discipliné(e) »
👉 « Je dois faire un effort pour »
Or, le cerveau humain — et le corps encore plus — n’aiment pas les injonctions brutales. Plus une résolution est vécue comme une privation ou une contrainte, plus elle active le stress… et plus elle a de chances d’échouer.
En sophrologie comme en accompagnement vocal, on observe la même chose : 👉 la détente, la sécurité intérieure et le sens favorisent le changement,
👉 la pression et la culpabilité le sabotent.
Pourquoi certaines résolutions tiennent… et d’autres pas
Les résolutions qui tiennent ont souvent trois points communs :
1. Elles sont réalistes
Vouloir courir 10 km trois fois par semaine quand on n’a pas fait de sport depuis cinq ans, c’est courageux… mais rarement durable.
👉 Un objectif réaliste, c’est un objectif atteignable ici et maintenant, pas dans une version idéalisée de soi.
Exemple :
❌ « Je fais du sport tous les jours »
✅ « Je marche 20 minutes deux fois par semaine pendant un mois »
2. Elles sont incarnées, pas seulement intellectuelles
Décider quelque chose « dans sa tête » ne suffit pas. Le corps doit être impliqué.
C’est là que des approches comme la sophrologie, la respiration, le travail corporel ou même la voix prennent tout leur sens :
👉 le changement passe par le ressenti, pas uniquement par la réflexion.
Exemple :
Pour arrêter de fumer : apprendre à reconnaître les sensations de manque, respirer autrement, anticiper les moments déclencheurs., comprendre le pourquoi, le comment et ce que m'apporte physiquement le fait de fumer...
Pour mieux dormir : installer des rituels corporels et respiratoires avant le coucher.
3. Elles ont un "pourquoi" clair
Un objectif sans sens s’épuise vite.
👉 Pourquoi est-ce important pour moi ?
👉 Qu’est-ce que cela va changer concrètement dans ma vie ?
Pas un « il faudrait », mais un bénéfice personnel et réel.
Exemples concrets : santé et bien-être
Arrêter de fumer
Plutôt que :❌ « J’arrête définitivement dès le 1er janvier »
Essayer :
✅ « Je réduis progressivement »
✅ « Je travaille sur la gestion du stress et des automatismes »
✅ « Je remplace le geste par une respiration consciente »
Les études montrent que l’accompagnement comportemental augmente significativement les chances de réussite, bien plus que la seule volonté.
Perdre du poids
La résolution « perdre X kilos » est souvent vouée à l’échec car elle ne dit rien du comment ni du pourquoi.
Approche plus durable :
améliorer la relation au corps
travailler sur la régulation émotionnelle
remettre du mouvement et du plaisir
réduire la pression et la culpabilité
👉 Le corps coopère mieux quand il se sent respecté.
Le Dry January
Excellente initiative… à condition de ne pas en faire un défi punitif.
Plutôt que :
❌ « Je serre les dents pendant un mois »
Préférer :
✅ observer ses habitudes
✅ noter les bénéfices ressentis (sommeil, énergie, clarté mentale)
✅ décider ensuite, en conscience, ce que l’on garde ou non
Ce qu’il vaut mieux favoriser
✔️ des petits pas réguliers
✔️ une approche bienveillante
✔️ l’écoute du corps
✔️ la respiration comme outil central
✔️ le plaisir (oui, même dans l’effort)
Et accepter aussi des vérités souvent oubliées :
👉 changer prend du temps,
👉 les rechutes font partie du processus,
👉 progresser n’est pas linéaire.
Et si la vraie bonne résolution était différente ?
Et si, cette année, la meilleure résolution n’était pas « faire plus », mais :
👉 mieux s’écouter
👉 apprendre à vraiment se connaître
👉 être plus doux avec soi
👉 installer des habitudes soutenables
👉 respecter son rythme
En sophrologie comme dans le travail de la voix, on le sait bien : c’est quand on force moins que les choses se mettent en place durablement.
Finalement, la plus belle résolution n’est peut-être pas celle que l’on coche sur une liste…mais celle que l’on incarne jour après jour, sans se maltraiter.








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