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Résilience ou mise sous le tapis ? Une confusion fréquente… et coûteuse

Illustration : Les Petits Dessins de Marjorie - Los Little Dessins
Illustration : Les Petits Dessins de Marjorie - Los Little Dessins

On parle beaucoup de résilience.« Être résilient ».

Mais dans le quotidien, la frontière est parfois floue entre véritable résilience et une autre stratégie bien connue : mettre les choses sous le tapis.

Et cette confusion n’est pas anodine.

Elle a des conséquences très concrètes sur le corps et le mental.


La résilience, la vraie, qu'est ce que c'est?

D’un point de vue psychologique et scientifique, la résilience n’est pas le fait d’ignorer ce qui fait mal. C’est la capacité à traverser une difficulté, à l’intégrer, puis à se réajuster.

Elle implique :

  • reconnaître ce qui est vécu,

  • accueillir les émotions associées,

  • donner du sens à l’expérience,

  • retrouver un équilibre après le choc.

👉 La résilience est un processus, pas une posture.


Ce que n’est pas la résilience

Dans le quotidien, on confond souvent résilience avec :

  • « je ne dis rien, ça passera »

  • « je gère, j’ai l’habitude »

  • « ce n’est pas si grave »

  • « il faut être fort »

Ce mécanisme d’évitement émotionnel peut donner l’impression d’avancer. En réalité, rien n’est digéré.


Mettre sous le tapis : ce que ça donne dans la vraie vie

👉 Dans les relations

On encaisse une remarque blessante, un conflit non exprimé, une frustration répétée. On continue, on sourit, on passe à autre chose.

Mais le corps, lui, n’oublie pas.

👉 Dans le travail ou le quotidien

On accumule les contraintes, la pression, les renoncements personnels. On « fait avec »… jusqu’au jour où l’énergie s’épuise.

👉 Dans le corps

Ce qui n’est pas exprimé émotionnellement s’inscrit souvent physiquement :

  • tensions chroniques (nuque, épaules, dos),

  • gorge serrée, voix plus fragile ou éteinte,

  • respiration bloquée ou superficielle,

  • fatigue persistante, troubles du sommeil.


Les études en psychosomatique montrent clairement que l’inhibition émotionnelle augmente l’activation du stress et maintient le système nerveux en état d’alerte.


Ce que la science nous dit

Lorsqu’une émotion est réprimée :

  • le cerveau émotionnel (amygdale) reste actif,

  • le cortisol continue de circuler,

  • le système nerveux ne revient pas à l’équilibre.

À long terme, cela peut entraîner :

  • anxiété diffuse,

  • irritabilité,

  • baisse de concentration,

  • sentiment de déconnexion de soi.


👉 Mettre sous le tapis n’apaise pas le stress : il le déplace.


La vraie résilience passe par le corps

La résilience authentique implique un passage par le corps, pas seulement par le mental.

Dans mon accompagnement, je constate souvent ceci :

  • tant que le souffle reste bloqué, l’émotion l’est aussi,

  • tant que la voix est retenue, quelque chose n’est pas dit,

  • tant que le corps est figé, l’expérience n’est pas intégrée.


Le corps est un acteur central de la résilience, pas un dommage collatéral.


Résilience ≠ endurance silencieuse

Être résilient, ce n’est pas :

  • minimiser ce que l’on ressent,

  • s’adapter en se coupant de soi,

  • continuer coûte que coûte.

C’est au contraire :

  • reconnaître ses limites,

  • écouter les signaux corporels,

  • laisser circuler les émotions,

  • transformer l’expérience plutôt que l’enfouir.


Comment sortir de « la mise sous tapis » au quotidien

Quelques pistes simples et concrètes :

  • Nommer ce qui est vécu, même intérieurement

  • Respirer consciemment pour permettre au système nerveux de redescendre

  • Exprimer par le corps, la voix, le mouvement

  • S’autoriser des pauses d’intégration

  • Ne pas rester seul avec ce qui pèse

Ces actions simples sont soutenues par les recherches sur la régulation émotionnelle et la plasticité cérébrale.


En conclusion

La résilience n’est pas une performance. C’est un chemin d’ajustement, de transformation et de respect de soi.

Ce que l’on met sous le tapis finit toujours par se rappeler à nous — souvent par le corps.

En revanche, ce que l’on traverse avec conscience devient une ressource.


Et si vous appreniez une autre forme de résilience ?

J’accompagne celles et ceux qui souhaitent :

  • sortir du mode « je tiens »,

  • écouter les messages du corps,

  • libérer le souffle et la voix,

  • développer une résilience plus douce, plus juste, plus durable.


Et vous vous en êtes où?

📩 Pour en savoir plus sur mes accompagnements et ateliers, n’hésitez pas à me contacter.

 
 
 

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