Pico Bogue : Une respiration nécessaire dans le tumulte
- Mélanie Canton Chant et Sophro

- 24 janv.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 5 jours
Il est des pépites qui n’ont pas besoin de mode d’emploi pour s'imposer. Avec l'album L’Amour de l’art, Dominique Roques et Alexis Dormal nous rappellent que la bande dessinée peut être bien plus qu'un divertissement : c’est une véritable vibration, un éclat de rire qui réaligne. Selon moi, chaque tome de cette série est une petite séance de bien-être en soi.
Une polyphonie de sens : l'intelligence pour tous
Ce qui me frappe dans cette œuvre, c’est son universalité.
Pico Bogue n’est pas "segmenté" par âge ; il agit comme un pont entre les générations.
Pour les enfants, c’est le miroir d’une quête d'authenticité, celle de celui qui refuse les réponses toutes faites.
Pour nous, adultes, c'est une déconnexion salutaire du mental. Pico nous interroge sur notre capacité d'émerveillement, nos fonctionnements : pourquoi avons-nous cessé de voir la poésie du quotidien ? Pourquoi faisons nous des réponses toutes faites.
Chaque gag est construit comme une phrase musicale : une attaque vive, un développement fluide et une chute qui résonne en nous bien après avoir refermé le livre.
L’art de simplifier le complexe
Dans L’Amour de l’art, le duo s'attaque à l'esthétique et à la philosophie avec une déconcertante facilité. Là où beaucoup s'enferment dans un discours élitiste et rigide, Pico, lui, simplifie tout par sa logique implacable. Dominique Roques réussit un exercice d'équilibriste rare : rendre la pensée profonde légère comme un souffle.
C'est brillant, car c'est organique.
Un trait qui chante et qui respire
Le dessin d’Alexis Dormal est le second poumon de ce succès. Ses aquarelles ne se contentent pas de remplir des cases ; elles dansent. Il y a dans ses couleurs une fluidité qui rappelle la gestion du souffle : rien n'est forcé, tout est en mouvement.
La couleur traduit une émotion ou une atmosphère en quelques touches, prolongeant le texte comme la voix prolonge une note.
Une complicité en harmonie
Au-delà des planches, c'est la dimension humaine qui donne à Pico Bogue sa justesse. Cette collaboration entre une mère (Dominique) et son fils (Alexis) apporte une tendresse que l'on ne peut pas inventer. On sent que les dialogues sont nourris d'une observation fine, d'un vécu sincère. Cette transmission familiale insuffle une âme à la série : ils ne font pas que raconter la vie de famille, ils la célèbrent dans toute sa spontanéité.
En résumé
L’Amour de l’art est une invitation à ralentir le tempo.
C'est une œuvre qui prône la transmission et l'éveil des sens par l'humour.
C’est une lecture qui, personnellement, me fait autant de bien qu'une séance de relaxation ou un chant libérateur.
Je ne peux que vous recommander de plonger dans l'intégralité de la série !




















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