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L'art de ralentir : un outil essentiel

Dernière mise à jour : 29 nov. 2025


Illustration : Les Dessins de Marjo - Los Little Dessins
Illustration : Les Dessins de Marjo - Los Little Dessins

Nous sommes toutes et tous très occupé.es.

Nous travaillons dur pour notre boîte, pour notre famille, pour nous-mêmes.

Nous sommes sollicité.es, parfois sur-sollicité.es, dans nos vies professionnelles et personnelles.

Aller chercher Timothée au judo ou Kélia à la boxe, faire les courses, vider le lave-vaisselle, répondre aux mails, rappeler un proche, passer chez le garagiste…

Bref, nous sommes pris dans notre quotidien et ses “à-côtés”, et parfois nous avons l’impression d’être des cocottes-minutes ambulantes prêtes à déborder.


Et si nous disions “Pouce” ?

Prendre le temps de ralentir, au moins une fois par jour.

Dire simplement : “Couper! On reprend dans deux minutes”, ou passer en mode slow motion.

Dans nos vies où tout va vite et où l’on enchaîne les tâches et obligations, il nous manque souvent un ingrédient essentiel : l’espace.

L’espace pour souffler.

L’espace pour revenir à soi.

L’espace pour juste “être”, et non “faire”.

Créer une pause, même minuscule.

Elle n’a pas besoin d’être longue pour être efficace.

Pas besoin de s’allonger, méditer ou marcher pendant 20 minutes.

Une ou deux minutes suffisent.

Ce qui compte, ce n’est pas la durée : c’est l’intention.

La marche à suivre peut-être toute simple :

  • On ferme les yeux ou on fixe un point,

  • On écoute sa respiration et on la laisse ralentir,

  • On relâche les épaules,

  • On inspire profondément et expire doucement.


L’effet est immédiat : on se recentre, on sort du mode “pilote automatique”, et la journée retrouve un rythme plus serein.


Aller plus loin que la pause : le ralenti dans le mouvement et le quotidien

Ralentir ne se limite pas aux micro-pauses.

On peut aussi ralentir nos gestes et nos activités, pour transformer le quotidien en un terrain de pleine conscience.

Des pratiques comme la méthode Feldenkrais, le yoga doux ou certains exercices de sophrologie invitent à exécuter les mouvements au ralenti, avec attention à chaque sensation.

Mais on peut aller plus loin encore, même en dehors de ces disciplines.


Voici quelques exemples de ce qui peut être ralenti dans notre quotidien :

  • Les gestes domestiques : laver la vaisselle, plier le linge, passer l’aspirateur… en les faisant plus lentement, on prend conscience du corps et des sensations.

  • Les déplacements : marcher en observant sa posture, respirer pleinement à chaque pas, savourer la sensation du sol sous ses pieds.

  • Les interactions : écouter vraiment quand quelqu’un parle, répondre plus lentement et avec attention.

  • Les repas : mastiquer consciemment, sentir les textures et les saveurs, profiter du moment.

  • Les tâches répétitives ou professionnelles : taper un mail ou classer des documents en pleine conscience, sans se précipiter.


Ralentir ces gestes permet de :

  • se reconnecter à son corps,

  • réguler le système nerveux,

  • réduire le stress physique et mental,

  • cultiver la présence et le plaisir dans l’action.


En combinant micro-pauses respiratoires et mouvements ralentis, on offre à notre corps et notre mental un double effet : récupérer et s’ancrer, tout en restant en action, mais en conscience et avec fluidité.


Ralentir, ce n’est pas perdre du temps

C’est contre-intuitif, mais vrai : on est souvent plus efficace après avoir ralenti, même brièvement.

Pourquoi ? Parce que le cerveau fonctionne mieux quand il n’est pas saturé.

Parce que l’émotionnel se stabilise lorsque la respiration redescend.

Parce que l’on voit plus clair quand on n’est plus pris dans le tourbillon.

Ralentir ne signifie pas arrêter de vivre, ni faire moins, ni tout laisser tomber.

C’est retrouver "SON" rythme, celui qui permet d’agir avec fluidité, lucidité et plaisir.


Les bienfaits du ralentissement

Pour le mental

Même une pause microscopique permet au mental de passer du mode “urgence” au mode “présence”.

Il se décharge, se pose et se réorganise.

Les micro-pauses diminuent la fatigue mentale, augmentent la clarté des pensées et agissent comme un anti-stress naturel.


Pour le corps

Le corps adore qu’on le laisse respirer.

Les tensions diminuent, le rythme cardiaque ralentit, la respiration s’apaise.

On revient dans le corps — pas seulement dans la tête.

Cela améliore la digestion, le sommeil et la qualité de l’énergie, tout simplement parce que le système nerveux sort de la surchauffe.


Pour prévenir l’épuisement et le burnout

Le burnout se construit dans l’accumulation et l’absence de récupération.

Les micro-pauses agissent comme des coussins de sécurité : elles empêchent la tension de s’installer, protègent l’énergie et offrent des “micro-récupérations” régulières.

C’est une stratégie de prévention, un geste de sagesse et de respect de soi.


Ce que la science confirme

  • Micro-pauses et bien-être mental et physique : Une méta-analyse de 19 études (plus de 2 300 participants) montre que les micro-pauses (<10 minutes) augmentent la vigueur et réduisent la fatigue. Elles peuvent améliorer la performance, surtout dans des tâches créatives ou répétitives.

  • Stress et équilibre émotionnel : Les micro-pauses offrent un “reset” mental, régulent les émotions, améliorent la résilience et préviennent l’épuisement psychique. Les pauses actives (respiration consciente, étirements) sont plus bénéfiques que les pauses passives.

  • Bénéfices physiologiques : La respiration lente et consciente réduit le cortisol, apaise le rythme cardiaque et améliore la variabilité cardiaque, favorisant un état de calme et de récupération physiologique.

  • Prévention du burnout : Intégrer de petits moments de pause tout au long de la journée limite les effets cumulatifs du stress et préserve l’énergie. Ces micro-récupérations sont reconnues par la psychologie du travail comme une stratégie efficace pour la vitalité et la prévention de l’épuisement.

  • Applications dans la vie quotidienne : Que l’on soit parent, salarié, professionnel indépendant..., les micro-pauses permettent de se “recaler”, de se ressourcer.


En conclusion

Les micro-pauses ou moments de ralentissement ne sont pas de simples “jolis conseils bien-être”.

Ce sont des stratégies validées par la recherche, qui agissent sur le mental (moins de fatigue, plus de clarté), sur le corps (réduction du stress physiologique) et sur notre capacité à éviter l’épuisement prolongé.

En s’autorisant ces petits arrêts réguliers, on s’offre une récupération efficace, simple et puissante, tout au long de l’année.

Il suffit d'y penser au début, puis vous verrez qu'elles s'intègreront très facilement dans votre quotidien.

Alors pourquoi ne pas essayer?


Partagez avec moi votre expérience si vous le souhaitez!

A bientôt!



 
 
 

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