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🎤 INTERVIEW ARTISTE : Pauline Desombre – Entre voix, pinceaux et force intérieure




Rencontre avec une jeune femme qui transforme ses rêves en réalité, grâce à sa détermination, sa créativité, son talent… et un brin d’audace.


J’ai le plaisir de vous inviter aujourd’hui à plonger dans l’univers artistique de Pauline Desombre, une jeune créatrice pleine de sensibilité et de force.

Chanteuse récemment auteure d’un EP très personnel, After the Shadows, Pauline est aussi peintre, mêlant avec élégance et cohérence ses deux passions.

Son parcours est celui d’une artiste déterminée, qui a su faire preuve d’obstination et d’authenticité pour mener à bien un projet riche, à la fois musical et visuel, nourri par ses expériences, ses émotions et son histoire.

À travers cette interview, elle partage avec nous ses inspirations, ses défis, mais aussi son rapport intime à l’art et à la créativité.

Je tiens à remercier chaleureusement Pauline pour sa générosité et sa sincérité, qui offrent une belle lumière sur ce qu’est le chemin artistique aujourd’hui : une aventure exigeante, humaine, mais profondément nourrissante.

Plongeons ensemble dans cette belle rencontre avec une artiste engagée et inspirante.


1. Peux-tu te présenter en quelques mots pour nos lecteurs ?

Je m'appelle Pauline Desombre, je suis née à Paris, mais j’ai grandi à Montpellier. Après des études de design graphique en France et un peu à l’étranger, j’ai obtenu un Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (Master). J’avais prévu de partir au Canada mais le contexte ne s’y prêtait pas (sortie du premier confinement), alors je suis revenue à Montpellier, au début un peu à contre-cœur pour être honnête. Finalement j'y ai monté mon studio de design en indépendante et construit une vie que j’adore aujourd'hui !


2. Tu viens de sortir un EP… Félicitations ! Peux-tu nous raconter comment ce projet est né ?

C’est difficile de lui donner un début, j’ai toujours senti qu’il était là, en moi. Il a vraiment pris forme après mon retour à Montpellier. Même si mes études étaient passionnantes, je pense que la sortie d'école m'a aussi un peu libérée quant à la forme que devait prendre mon art. Je ressentais moins de pression pour qu'il soit perçu comme suffisamment désirable, contemporain ou original. J’ai accepté d’assumer qui j’étais et ce que j’avais envie de dire. J’ai commencé à écrire mes propres chansons, porté aussi par un environnement personnel très épanouissant. L’idée de rassembler toutes mes compétences artistiques dans un seul projet m’a énormément motivée. Mes inspirations viennent beaucoup de mon enfance et des musiques qui ont bercé ma famille (folk, classique, rock…). Ma mère avait un piano à la maison et mon père plein de guitares. Donc j'ai grandi avec des classiques de jazz (que je détestais à l'époque !), du Bob Dylan, des Pink Floyd, mais aussi du Barbara ou encore du Lhasa de Sela. Pendant l’écriture de mon EP, j'ai beaucoup été accompagnée par des artistes comme Bon Iver, CATT, Mogli, Black Sea Dahu, Patrick Watson, entre autres. 


3. On sait qu’un projet musical est souvent un vrai parcours du combattant. Qu’est-ce qui t’a permis de garder le cap ?

Mon entourage personnel mais aussi professionnel. Ça a été déterminant. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes talentueuses et humainement passionnantes. Mon tempérament a forcément joué je pense, je suis de nature têtue et obstinée. J'aime aussi mettre en place des routines. Ça m'aide à me mettre un cadre, me rassurer, me donner des repères, mais aussi à optimiser. Le sport a une place primordiale dans ma vie, en particulier la boxe qui est devenue presque thérapeutique dans mon équilibre. Le yoga vient m'aider à me recentrer et lâcher prise (la partie plus difficile pour moi). Enfin, pas de secret… une organisation stricte pour donner toute sa place à la musique. J’ai suivi des formations en MAO (Musique assistée par ordinateur) pour comprendre la technique et échanger avec mes collaborateurs. Ça m'a aussi aidé à prendre un peu plus confiance en moi dans la musique et à "légitimer" mon parcours. 


4. Tu as lancé un crowdfunding pour financer ton EP. Qu’est-ce que cette expérience t’a appris ?

Elle m’a obligé à structurer le projet, à le penser comme une vraie démarche professionnelle. Ça m’a appris à communiquer, à sortir de ma chambre et à convaincre les autres d’y croire avec moi. Atteindre l’objectif m’a donné énormément de force. Et devoir rendre des contreparties m’a aidée à ne pas lâcher en cours de route, car l'idée de devoir des choses étaient trop fortes. Je ne pouvais pas lâcher ça. 


5. Tu es aussi artiste peintre. Comment tes deux formes d’art (chant et peinture) se complètent-elles ou se nourrissent-elles mutuellement ?

Dans les deux, il y a la même recherche d’harmonie, d’émotion, de vulnérabilité. La musique et la peinture dialoguent : couleurs, rythmes, compositions… Dès le début, j’ai pensé mon projet comme un tout, avec une direction artistique cohérente visuellement et musicalement. Et c'était tout ce vers quoi j'aspirais, à savoir, lier mes pratiques artistiques et visuelles dans le même projet. C'était vraiment passionnant à concevoir. 


6. Dans ton parcours artistique, quelles sont les émotions que tu traverses le plus souvent ? Et comment les gères-tu ?

Le doute, très présent et oppressant. La gêne de devoir se montrer aussi. Gérer son image, porter "physiquement" son projet, ça a été la partie la plus difficile pour moi (et ça l'est toujours). J’ai traversé pas mal d’états de stress, de tristesse, mais dans ces moments là je me rappelais que c’était mon choix et que j’étais libre d’arrêter. Et en général, dès lors que je me disais cette phrase, je repartais encore plus déterminée. Encore une fois, le soutien de mes proches, une routine qui fait du bien, le sport, la nature, des voyages… Il n’y a pas de recette miracle ! Juste faire de son mieux. 



7. Est-ce que tu dirais que l’art t’a aidée à te construire, à mieux te connaître ?

Oui, sûrement. Même si je ne l'ai jamais posé tel quel et que j'ai encore du mal à me définir comme artiste. Je me dis juste que je fais ce que j’aime et ce que je suis. La musique m’a surtout appris à me faire confiance et à croire en ma capacité à atteindre mes rêves, à force de travail. Reste à voir si j’aurai envie d’en faire un métier ou de garder ça comme un plaisir. Pour le moment j'ai mis le projet "en pause" justement pour me laisser le temps de reprendre des forces et essayé de répondre à cette question. 


8. Tu as déjà entendu parler de la sophrologie ? Quel regard portes-tu sur cette pratique ?Oui, je trouve ça génial. L’idée de se reconnecter à son souffle, son corps et son esprit, c’est essentiel. Étant très anxieuse, ces pratiques sont difficiles pour moi mais elles me font beaucoup de bien.


9. Et le chant dans tout ça ? Pour toi, c’est… ?

Un mélange de liberté et de vulnérabilité. C’est ce qui me procure le plus d’émotions, mais c’est aussi ingrat et frustrant quand on ne maîtrise pas tout et je trouve que la pratique du chant nous ramène beaucoup à ça. À une forme de fragilité. 


10. Si tu pouvais donner un conseil à un jeune ou une jeune qui hésite à se lancer dans l’art, ce serait lequel ?

Bien s’entourer, ne pas trop réfléchir, et toujours rester dans l’action.


11. Pour terminer : une chanson et une œuvre (tableau, peinture, etc.) que tu as créées et qui te représentent bien ?

Sans surprise, je dirais mon EP After the Shadows, qui porte tout ce que je suis, tout ce que j'ai donné, dans sa forme sonore et visuelle.



Pour vous plonger dans les talents de Pauline, c'est par ici :


Ses talents de peintre : Site internet


Ses talents d'auteure, compositrice, interprète : Liens d'écoute


Pour la suivre sur Instagram : Page Instagram


Et pour découvrir le travail de sa photographe Justine Robineau, c'est par là :

www.justinerobineau.com - Instagram @justine.robineau

 
 
 

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