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Article Interview : A la rencontre d'un as (de cœur) du Street Art Montpellierain


J’ai la chance de vivre dans la belle ville de Montpellier, et encore plus de résider dans le fabuleux quartier de la Méditerranée, célèbre pour ses nombreuses œuvres de street art qui ornent ses murs.


Lorsque j’ai emménagé dans ce quartier, un dessin en particulier m’a émue.

Je l’ai pris en photo, et il est longtemps resté le fond d’écran de mon téléphone.


C’était une œuvre de Sunra.


Oui, Montpellier est une ville qui respire l’art sous toutes ses formes, mais parmi ses visages les plus marquants, il y a celui de Sunra, un artiste de street art dont les créations colorées rythment les murs et les coins de rue.


Impossible de passer à côté de ses œuvres sans remarquer un détail récurrent : le cœur, symbole universel qu’il décline et fait vibrer au fil de ses interventions urbaines.


Là aussi, son art me touche. Celles et ceux qui me connaissent le savent : j’aime tant les cœurs que j’en ai même fait graver sur ma peau !


Son travail n’est pas seulement visuel : il dialogue avec les passants, apporte une touche de poésie au quotidien et invite à réfléchir sur la place de l’amour, du partage et de la sensibilité dans nos vies.


Parce que j’adore son travail et le message que je perçois dans ses œuvres, j’ai eu envie d’en apprendre davantage sur lui : découvrir son parcours, comprendre ce que lui apporte son art, ce qu’il cherche à transmettre à travers ses cœurs, le symbole qu’il leur attribue, et explorer avec lui les liens entre création artistique, bien-être et développement personnel.


Retrouvez en fin d'article une sélection de ses œuvres ainsi que les coordonnées de son site et de ses réseaux.


Un immense merci à lui d’avoir accepté de jouer à ce jeu avec moi,

et merci pour la beauté qu’il ajoute avec brio à notre belle ville de Montpellier.



Introduction & parcours

Peux-tu te présenter en quelques mots pour celles et ceux qui ne te

connaissent pas encore ?

Beaucoup me connaissent sous le nom de Sunra. C’est l’inversion phonétique de

mon prénom. C’est aussi une référence au soleil mais aussi à la musique et au jazz.

Je suis artiste peintre street art montpellierain depuis plus de 14 ans. Mon univers

tourne autour du pochoir en noir et blanc, souvent inspiré par des figures humaines,

des enfants, des musiciens ou d’autres personnalités, auquel j’associe un symbole

récurrent : le cœur rouge. Mon travail vit principalement dans la rue, sur les murs.


Comment es-tu venu au street art ? Est-ce un choix évident dès le départ ou

une rencontre fortuite ?

Ce n’était pas un choix planifié, mais presque une évidence qui s’est déclenchée

avec la révolution tunisienne en 2011. J’ai eu le besoin de m’exprimer dans l’espace

public, de faire dialoguer mon art avec les passants. Le street art permet ça : il est

accessible, il s’impose dans le quotidien, sans filtre ni barrière.


Quelles ont été les plus grandes étapes de ton chemin d’artiste ?

Dans mon parcours artistique j’ai eu une formation dans métier de la communication

visuelle. Cela m’a beaucoup aidé à gérer mon métier d’artiste. J’ai également appris

le pochoir et l’utilisation des bombes de peinture en autodidacte.


❤ Le symbole du cœur & son message

On retrouve des cœurs dans toutes tes œuvres. Pourquoi ce choix ? Quelle

signification personnelle et universelle y mets-tu ?

Le cœur est un symbole simple et direct. Il parle à tout le monde. Pour moi, il est à la

fois intime et universel : il renvoie à l’amour, à l’empathie, à la solidarité. C’est un

langage visuel qui dépasse les mots.


Que souhaites-tu transmettre à travers ce symbole et qu’est-ce qu’il représente

pour toi ?

À travers ce cœur, je veux rappeler que malgré nos différences, il y a un point

commun fondamental qui nous relie : notre humanité. C’est une invitation à regarder

le monde avec plus de bienveillance. L’idée est de faire du bien autour de moi.


Street art & rapport à la ville

Comment choisis-tu les lieux où tu interviens ?

Il y a une part de spontanéité. Je regarde la texture du mur, son environnement, la

façon dont une œuvre peut dialoguer avec ce qui l’entoure. Chaque lieu a son

histoire, et j’essaie d’y répondre par mon geste.


Est-ce que tes œuvres sont toujours réalisées avec l’autorisation des villes où

tu laisses ta marque ?

Pas toujours. Le street art garde cette part de liberté et d’illégalité qui fait sa force.

Mais j’aime aussi travailler sur des projets institutionnels, quand la ville ou une

structure me donne carte blanche.


Montpellier a une identité forte, comment ton art dialogue-t-il avec la ville et

ses habitants ?

Montpellier est une ville jeune, vivante, en mouvement. Mon travail s’inscrit dans

cette énergie. Quand je peins un mur, je sais qu’il va croiser des milliers de regards

au quotidien. Ce dialogue permanent avec les habitants est essentiel. J’ai envie que

mon travail fasse partie de l’identité de la ville.


As-tu déjà eu des retours marquants de passants ou d’habitants qui

découvrent tes œuvres dans leur quotidien ?

Oui, souvent. Des enfants qui s’arrêtent, des familles qui prennent des photos, ou

des messages reçus sur les réseaux. Le plus marquant, c’est quand quelqu’un me dit

que mon travail a illuminé sa journée ou touché son histoire personnelle.


Exposition

Tu exposes du 19 au 21 septembre au Zénith à Montpellier : peux-tu nous en

dire plus sur cette exposition ?

Oui, je participe au salon Solid’Art, un événement qui mêle art et solidarité. Les

bénéfices servent au Secours Populaire, ce qui donne encore plus de sens à

l’exposition.


Quelles œuvres pourra-t-on y découvrir ?

On pourra y voir mes classiques, comme mes cœurs en bois, mais aussi des séries

limitées comme le Magic Brush. C’est une manière de partager mon univers à travers

des formats accessibles.


Qu’est-ce que cette exposition représente pour toi dans ton parcours ?

C’est un rendez-vous important, car il me permet de rencontrer directement le public,

de sentir leurs réactions, et de donner une dimension solidaire à mon travail.


As-tu d’autres dates d’expositions dans d’autres villes à partager avec nous ?

Oui, je prépare d’autres participations à Solid’Art, mais aussi des projets de

commandes murales et d’installations qui verront le jour en 2026.


Art, bien-être et développement personnel

Que t’apporte ton art sur un plan personnel ?

C’est mon équilibre. Peindre, créer, intervenir dans la rue, c’est à la fois une

libération et une respiration.


Selon toi, quel est le rôle de l’art sur la santé mentale et le bien-être ?

L’art a un pouvoir énorme : il apaise, il questionne, il redonne du sens. Dans une

société saturée d’images, l’art reste un espace de profondeur.


Penses-tu que l’art, sous toutes ses formes, puisse être une sorte de thérapie

ou de chemin vers le développement personnel ?

Oui, totalement. Que ce soit pour l’artiste ou pour celui qui reçoit l’œuvre, il y a une

dimension thérapeutique. C’est un miroir, un exutoire, une ouverture.


Connais-tu la sophrologie ? Si oui, quelle image en as-tu et vois-tu des

passerelles possibles entre ton art et cette discipline ?

Oui, je connais la sophrologie comme une pratique qui aide à se recentrer et à se

reconnecter à soi. Mon art, à sa manière, propose aussi une pause, une respiration.

Les deux disciplines se rejoignent dans cette quête d’apaisement et d’harmonie.


Inspiration, processus créatif & messages

Quelles sont tes principales sources d’inspiration au quotidien ?

La vie urbaine, la musique – du hip-hop au jazz en passant par la bossa nova –, les

gens que je croise, mon fils Aden aussi, qui m’inspire énormément.


As-tu un rituel ou une manière particulière d’entrer dans ton processus créatif

?

Je fonctionne beaucoup à l’instinct. Parfois, une image ou une émotion devient le

point de départ. Et ensuite, je laisse le pochoir et la bombe raconter le reste.


Quels messages aimerais-tu que les gens retiennent de ton travail ?

Que l’amour reste la plus grande force qui existe. Que derrière chaque cœur que je

peins, il y a une invitation à aimer plus, à partager plus.


Sens-tu que ton art évolue avec tes propres expériences de vie et ton chemin

personnel ?

Oui, absolument. Mon travail a évolué en même temps que moi. Chaque étape de

ma vie, mes voyages, mes doutes, mes joies se reflètent dans mes œuvres.


Perspectives & ouverture

As-tu des projets que tu accepterais de partager avec nous ?

Oui, plusieurs. Il y a le projet du Polygone Montpellier pour une installation

suspendue de cœurs en 2026. Et d’autres collaborations avec des institutions, des

festivals et des écoles.


Où aimerais-tu emmener ton art dans les années à venir ?

Je voudrais continuer à grandir localement, mais aussi rayonner davantage à

l’international. Et surtout, que mon art serve des causes humaines et sociétales, en

créant du lien.


Si tu pouvais transmettre un message unique aux habitants qui croisent tes

œuvres, lequel serait-il ?

Un seul : N’oubliez jamais que l’amour est une force révolutionnaire.



Pour retrouver toutes les œuvres de Sunra c'est par ici :



Et maintenant, un échantillon de son travail.

Cela n'a pas été simple de choisir tant tout me semble beau!


 
 
 

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